NICOLAS PEYRAC

EVEILLEUR D'ÂMES

Ce n’est là que la partie visible de l’iceberg Peyrac, passée inaperçue aux yeux des médias qui s’entêtent à programmer l’éternelle trilogie « Et mon père – Je pars – So far away ». Et qui au passage lui ont forgé une image de « chanteur romantique des années 70 ».

Si être romantique, c’est s’intéresser à l’âme humaine, alors oui, nous revendiquons cette image de l’artiste.
L’alter humanisme, n’est-ce pas aussi tout simplement être à l’écoute de son prochain ?
Dans son Esthétique, Hégel donne cette superbe définition de l’Art : "Eveiller l'âme : tel est, dit-on, le but final de l'art, tel est l'effet qu'il doit chercher à obtenir (…).
Il nous procure, d'une part, l'expérience de la vie réelle, nous transporte dans des situations que notre expérience personnelle ne nous fait pas, et ne nous fera peut-être jamais connaître : les expériences des personnes qu'il représente, et, grâce à la part que nous prenons à ce qui arrive à ces personnes, nous devenons capables de ressentir plus profondément ce qui se passe en nous-mêmes".

Et Peyrac est précisément cela, il est à la fois lui et chacun de nous, il a cette faculté de pénétrer et de démêler les tremblements de l’âme et les tremblements de vie qui nous le rendent si proche et si présent qu’il en devient presque notre miroir.

Il est chacun de nous dans les textes qui parlent avec talent et sensibilité de tout ce qui nous touche au plus profond de nous-mêmes :

- l’amour, bien sûr, avec un grand A (Je t’aime) mais aussi l’amour des êtres qui nous sont proches, parents (Je t’aimais, je n’ai pas changé), enfants (Ma petite fille, Et je t’aimais déjà), entourage (Ceux qui nous aiment)
- l’amitié (Amis, J’oublie pas) qu’il décline avec brio
- les blessures de la vie (T’en fais pas)
- nos rêves d’adolescents (Pour mon anniversaire)
- nos espoirs (Il suffirait) et nos tourments (Et vice versa) d’adultes

Il est lui lorsqu’il lève le voile sur ses propres batailles (C’est ta vie) ses presque défaites (Je vous aimais), ses luttes internes (J’avance) ses interrogations (Revenir, pour quoi faire ?) et cette introspection nous le rend terriblement humain. D’autant plus que ce scrutateur de l’âme humaine (Tes incertitudes) n’a pas son pareil pour nous faire entendre ce que nos yeux ne savent pas toujours voir. Ce qui ne l’empêche pas de manier l’auto-dérision (Quand on aime deux filles à la fois) voire l’humour (Les cocotiers bleus) avec une facilité déconcertante.

Il est homme de son époque, qui observe la société (Seulement l’amour qui vaille la peine) son malaise (Les enfants de la grande ville), son mal-être (On va se faire la belle), qui ne peut rester insensible ni à ses travers, ni à ses dérives, comme on l’a vu précédemment.

Il est ce chroniqueur incomparable des grands moments de l’Histoire, la sienne (Et mon père), la nôtre (La Tour Eiffel) celle de l’Europe (Assise au bar de l’hôtel) celle du monde (Colombo par Ceylan).


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