
NICOLAS PEYRAC
CINEASTE
« Je crois que le cinéma, c’est vraiment mon truc », confie notre artiste à un journaliste.
Le cinéma est somme toute l’aboutissement ultime de la démarche de ce touche-à-tout qui n’en finit pas de nous surprendre. En aucune façon le fruit du hasard, pour preuve « mes chansons sont construites comme des mini-scénarios. C’est ma façon d’écrire, d’évoluer par rapport à un univers qui me touche et me ressemble de plus en plus ».
Plus de 5.000 films chez lui, ce n’est en effet pas rien !
Dans les textes de son répertoire, de son célèbre « Marylin » aux tous récents
« Fantômes de Sunset Boulevard », qui emballe son public, c’est toute l’anthologie du cinéma hollywoodien qui se retrouve dans ses opus.
L’album « Autrement » est à lui seul un vibrant hommage au 7ème art, un véritable album-photos musical, avec chansons en forme de courts métrages.
Premier clip (1997)
Il réalisera d’ailleurs lui-même le clip très "road-movie" de Toujours une route, chanson phare de l’album."J'ai tenu à tourner en 35 mm, avec deux acteurs américains que je déniche en faisant un casting à Phoenix, et pendant 4 jours, d'un tournage en hélicoptère à des plans séquences filmés caméra à l'épaule, je vis un rêve éveillé, quelque chose qui me prouve définitivement que le cinéma, c'est mon truc, que ce n'est qu'une question de temps avant que je fasse tout pour attaquer un long métrage comme réalisateur".
Chroniques presse et radio

Sur les ondes, il anime pendant des années une chronique de cinéma hebdomadaire pour Radio Contact et Contact 2 à Bruxelles. "Mais attention, prévient-il, je ne suis pas un critique de cinéma, j'aime le cinéma, ses réalisateurs et ses acteurs et j'ai envie de parler des émotions que je ressens, point final".
Il reprend aussi pour Contact 2 la rédaction des Semaines Spéciales, série de portraits d'artistes francophones et anglophones, basée sur une sélection commentée de 15 titres de la carrière de chaque artiste.
Musique de film

En 1979, il signe la musique de la bande originale du film
de Juan Antonio Bardem " Les 7 jours de janvier",
une dénonciation rigoureuse et intransigeante des nostalgiques du fascisme franquiste.
Le film recevra le Prix d’Or
au Festival International du Cinéma de Moscou.
Acteur
On le verra en 1984 dans le rôle de Vassili, aux côtés de Jacques Dufilho, Marie-Christine Barrault et Pierre Vaneck, dans un téléfilm de Frank Apprédéris intitulé Le Passage, qui parle de démocratie et de droits de l'homme. "Je passerai une semaine dans plus de 2 mètres de neige dans le Jura, non loin de Dole, et j'aurai la chance de tourner quelques scènes face à Monsieur Dufilho, et je peux vous dire que c'était très impressionnant !".
Son prochain défi : un film
Il a rédigé lui-même le scénario de son premier roman " Qu’importe le boulevard où tu m’attends " qu'il compte bien adapter à l’écran. C’est en tout cas le projet qui lui tient le plus à cœur aujourd’hui, celui qui lui permettra de boucler la boucle : réaliser un premier long métrage ;
il aurait bien aimé en confier la production à quelqu’un comme Jacques Perrin.

| Photographe |
| Association autour de Nicolas Peyrac - 2007 | credits |