NICOLAS PEYRAC
ROMANCIER

« Si on décide d'écrire un roman, rien d'autre que le texte, son existence ou sa non-existence». Tout est dit. Un exercice, selon Nicolas Peyrac, autrement plus périlleux que l’écriture d’une chanson, dont la faiblesse éventuelle peut toujours s’appuyer sur la musique. Lui se sert de l’écriture pour prolonger l’écriture de ses chansons, leur donner corps.

En 1994 sort au Québec « Qu’importe le boulevard où tu m’attends » (Ed. Alain Stanké) qui reprend le premier titre de son album « Fait beau chez toi ».
Le roman sortira en France en 1997 chez Michel Lafon. L’histoire d’un grand reporter – celui qu’il aurait aimé être s’il n’avait pas choisi la chanson - dans la tourmente de la quarantaine.

Aimer écrire ne suffit pas. Il faut s’astreindre à une discipline rigoureuse «sinon le fil se casse, se perd ».
« Je passais d'une expression de sentiments dont la durée ne devait pas excéder 4 minutes à celle d'un récit de 150 à 200 pages. », confiera-t-il. Et effectivement, ce premier roman, commencé en 1986, mettra huit ans avant de voir le jour. Plusieurs fois recommencé, abandonné, repris, puis enfin terminé en 1992, Peyrac attendra le feu vert de son père avant de confier le bébé à l’imprimeur. « Il a eu un regard honnête sur mon écriture. Lorsque j'ai terminé mon roman, je suis allé le lui lire, à haute voix à sa demande, avec un trac que je n'avais pas connu en chantant à l' Olympia ».



12 ans plus tard, il nous surprend de plus belle avec cette fois-ci un roman à suspense drôlement bien écrit, " J’ai su dès le premier jour que je la tuerais".
encore, la suite d’une chanson, « Evian » (Album « J’avance »).
"Certains prétendent que c'est un roman policier, précise-t-il, mais non, ce n'est qu'une histoire d'amour, une histoire de passion, de docteur Jekyll et mister Hyde, un truc bizarre mais sûrement pas un roman policier, plutôt le récit d'une envie de paradis ressemblant parfois à une descente aux enfers...".

D’un roman l’autre, l’auteur nous fournit la preuve éclatante qu’il n’est jamais autant dans son élément que dans l’art subtil de dérouler une ou des intrigues autour d’une étude de caractères qui dénote une connaissance et un intérêt profonds pour tout ce qui touche à l’âme humaine. Ça doit être ça, le talent.



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